Ma chronique : Rarement une affiche n’aura à ce point correspondu à l’atmosphère d’un univers, celui de Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl. Allergique au comédie musicale et à Timothée Chalamet passez votre chemin. Vous risqueriez de souffrir. « Wonka » est un préquel permettant de remonter aux sources, à la jeunesse de Willy Wonka. C’est une sucrerie, un chocolat fondant sous la langue, non dénué d’une forme de candeur, de naïveté voir de mièvrerie. Le réalisateur l’assume, Paul King qui avait déjà signé le très joli Paddington. La tendresse, les morceaux musicaux fort nombreux et volontiers « too much » dans leur souhait d’exprimer une bulle de bonheur, de bonnes ondes aux spectateurs. L’aspect guimauve peut rebuter mais le charisme de Timothée Chalamet, son battage malicieux, le plaisir qu’il prend à incarner ce personnage haut en couleur, tout cela forme au fond un film fort sympathique. La sensiblerie est bien présente, mais c’est normal, ce film est clairement destiné aux fêtes de noël, aux jeunes enfants et à leurs parents. On n’oubliera pas la nombreuse base fans de Chalamet, un des acteurs les plus populaires d’Hollywood, renvoyant Brad Pitt et Di Caprio à l’Ehpad. Moi, j’étais un grand enfant cet après-midi et franchement, je n’ai pas boudé mon plaisir. A condition de se laisser prendre par la main et de s’immerger dans un scénario foutraque et farfelu. Mission presque réussi pour Paul King et Chalamet. A noter une présence succincte de Hugh Grant en Oompa Loompa facétieux. En ces temps tourmentés, une bulle de rêverie chocolatée n’est pas de trop. N’hésitez pas si le cœur vous en dit.

Mon avis :

Note : 3.5 sur 5.