MA CHRONIQUE :

Le 28 octobre 1629, le Jakarta, navire amiral de la flotte de la VOC, Compagnie hollandaise des Indes orientales, quitte les Provinces Unies avec pour destination Java. À son bord, le trésor le plus important jamais transporté par la compagnie. Trois cents membres d’équipage et parmi eux des criminels endurcis, des voyageurs et des officiers de la VOC. Parmi eux, un ancien apothicaire ruiné, un certain Jéronimus Cornélius, numéro deux dans la chaîne de commandement. Son objectif secret est simple, s’emparer de la précieuse cargaison. L’or fait tourner les têtes, c’est bien connu. Mais il y a trois opposants farouche à son projet : Pelsaert, le commandant du navire, Hayes un gabier et une riche passagère, Lucrécia Hans. La tension monte à bord et Pelseart est victime d’une tentative d’empoisonnement à laquelle il survit de justesse. Pour mener à bien son projet, Jéronimus Cornélius écarte le navire Jakarta de sa route pour l’éloigner du reste de la flotte de la VOC. Le 4 juin 1629, le navire s’échoue en heurtant des récifs au large des îles Abrolhos. Pelsaert sauve une grande partie de l’équipage, mais aussi et surtout le trésor du Jakarta. Pelsaert décide avec un groupe de marins d’utiliser la yole de secours afin de chercher de l’aide à Java situé à des milliers de kilomètres du lieu du naufrage. Les naufragés sont abandonnés sur l’îlot. Lucrétia et Hayes pensent être libérés de la malfaisance de Cornélius, lui qui est porté disparu. Malheureusement, Cornélius survit pour le plus grand malheur des survivants. Le récit de ce second tome commence ici. Cornélius, s’appuyant sur un groupe de marins sans foi, ni loi, décident de massacrer peu à peu les survivants qui s’opposent à lui. Son objectif est de ne conserver qu’une poignée d’hommes pour attaquer le navire de secours envoyé par la VOC. Sur les 322 passagers au départ d’Amsterdam, seuls 86 passagers ont survécu.

Ce second tome est axé sur les exactions et autres abominations commises par ce psychopathe, sorte de guide sectaire, qu’est Cornélius. Il va délibérément sacrifier la majeure partie des survivants afin de s’assurer l’essentiel des réserves en eau et en nourriture. Les tortures et exécutions sommaires sont monnaie courante. Pour un rien, on peut être assassiné. Cornélius s’éprend de Lucrétia qui ne lui voue que haine. Comment Lucrétia va-t-elle survivre ? Hayes et elle vont tout faire pour sauver leur vie et mener un courageux combat d’opposition contre Cornélius et sa méchanceté, sa folie. La cruauté de ce dernier est impressionnante. Un cauchemar en attendant le navire de secours de la VOC. Un second tome violent et sanguinaire, beaucoup plus que le premier. On plonge dans la noirceur de l’âme humaine, dans ce que certains hommes ont de plus vil. Les illustrations de Thimothée Montaigne sont réalistes et de toute beauté. Le scénario de Xavier Dorison est toujours aussi efficace. J’ai préféré ce second tome pour son aspect plus noir. La cruauté de la VOC n’a rien à envier à celle de Cornélius. Ils représentent les deux faces d’une même pièce, même si la VOC a la loi pour elle. Si vous aimez les récits sombres et violents, alors je pense que le second tome de la BD « 1629 » a tout pour vous plaire.

Date de publication : 13 novembre 2024 ; Éditeur : Glénat ; Nombre de pages : 144 p.

MON AVIS :

Note : 4.5 sur 5.