Je remercie chaleureusement les éditions Verso Seuil et Babelio pour ce service de presse.

« Nettle and Bone, Comment tuer un prince » a obtenu le prix Hugo du meilleur roman en 2023. Il est l’œuvre de T. Kingfisher. Une autrice qui a reçu de nombreux autres prix prestigieux pour de précédents livres, notamment les prix Locus et Nebula. Je m’attendais donc à un roman de grande qualité. Je souligne au passage que la collection Verso est des plus intéressantes. Alors qu’en est-il de ce roman, est-il à la hauteur de sa réputation ?

Le synopsis voit Marra une jeune femme de trente ans, dernière fille d’un souverain d’un tout petit royaume enclavé entre les puissants royaumes du nord et du sud, qui souhaite conquérir son port, être l’héroïne de cette histoire. Pour se protéger, le roi et la reine, les parents de Marra décident de marier leur fille aînée à Vorling, le prince héritier du royaume du nord. Mais quelques mois seulement après cette union, la sœur aînée de Marra décède subitement, dans des circonstances troubles. C’est alors la cadette qui est mariée à Vorling. Alors qu’elle se rend dans le royaume du nord, Marra constate que ce prince cruel violente sa sœur. C’en est trop pour Marra qui décide de quitter le monastère où elle était depuis ses quinze ans, pour tenter de supprimer le prince Vorling. Pour cela, elle croise la route de personnages hauts en couleur comme la sorcière capable de parler aux morts, accompagnée de sa poule possédée par un démon, mais aussi une fée marraine qui est donneuse de sorts pour les nouveaux nés, à cela s’ajoute Fenris, le preux chevalier tombé en disgrâce. Ce quatuor va s’unir pour tenter de sauver la sœur de Marra et supprimer Vorling.

J’ai trouvé ce roman de Fantasy inventif et bien écrit. C’est rythmé, même si l’histoire prend son temps dans sa première partie pour installer le décor et les différents protagonistes. On songe à Naomi Novik, une autre autrice de Fantasy que j’apprécie beaucoup. T. Kingfisher a une imagination débordante. Marra se voit néanmoins supplanté dans l’histoire par les autres protagonistes. En effet, elle manque de confiance en elle et semble toujours plus subir qu’agir véritablement. C’est le seul petit écueil de ce roman sombre et drôle que n’aurait pas renié un Tim Burton. L’idée de la Dame poussière qui parle aux morts est délicieusement horrifique. La mort est une thématique très présente dans ce roman de Fantasy. Le chien d’os ressuscité d’entre les morts m’a bien fait rire. Au final, on obtient une histoire faite de rebondissements, avec des personnages attachants, même si j’ai trouvé le personnage de Marra un ton en dessous. Sans être un coup de cœur, j’ai malgré tout aimé l’inventivité de T. Kingfisher. Si vous aimez la Fantasy à l’ambiance sombre, mais néanmoins non dénué d’humour, alors ce roman vous plaira.

Mon avis :

Note : 4 sur 5.

Date de publication : 8 novembre 2024 ; Éditeur : Verso-Seuil ; Nombre de pages : 352 p.