Critiques Musique du Dude : Scarlett Johansson Pete Yorn « Break Up »-Muse « Resistance » – Norah Jones

Scarlett Johansson - Relator

Ce deuxième album de l’élégante Scarlett Johanssonest en fait son premier, il fût enregistré en 2006 en compagnie de Pete Yorn avant le très chouette « Anywhere I Lay My Head « . « Break Up » sonne très sixties c’est une évidence, il oscille entre country-folk et pop. Neuf titres le compose pour une durée de 30mn. La voix de Scarlett quoique moins assurée que sur le précédent Lp est somme toute agréable. C’est très primesautié, cela parle d’amour bien sûr, de peine de coeur (ça me va très bien en ce moment :)) Le premier single « relator » est une petite chanson qui se veut sans prétention, mais qui possède un charme évident dès la première écoute. Le clip en noir et blanc est une réussite, Scarlett s’y montrant telle une icône sixties, terriblement glamour et sensuelle. La suite, on ne va pas se le cacher est un peu plus commune, c’est mignon sans plus, certes on ne l’écoute pas sans déplaisir, mais avouons le, on s’y ennuie un peu. Aucun titres hormis le premier extrait ne ressortent vraiment du lot. Je pense que c’est un disque à écouter le soir, au calme, on allume quelques bougies, on s’allonge, et l’on se plonge peu à peu dans le sommeil, bercé par la voix de Scarlett Johansson nous sussurant à l’oreille des mots doux. C’est tout de même beau de pouvoir rêver :))
Ma note:***  /5.

L’un des événements de ce mois de septembre, c’est sans aucun doute la sortie du cinquième Lp de Mattew Bellamy

MUSE - United States of Eurasia

, le leader de Muse. Ce groupe est devenu en quelques années, l’un des plus gros vendeurs de disques au monde, adepte de tournées phénoménales dans les quatres coins du globe. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce groupe ne laisse pas indifférent, ni la critique, ni le grand public. Détesté par les Inrocks notamment, adulé par d’autres, le groupe poursuit malgré tout sa marche pour l’instant triomphale. Le Bercy du mois de Novembre est d’hors et déjà complet. Le moins que l’on puisse dire à l’écoute de ce disque intitulé modestement « Résistance », c’est que Muse, tout en poursuivant dans sa veine, n’a néanmoins pas choisi la facilité. Nous sommes ici en pleins dans ce que l’on peut appeller l’opéra rock avec une musique au croisement d’influences sonnant très eighties, on pense notamment à Queen (« Resistance » et « United States of Eurasia » ) et Depeche Mode (« Uprising »). Certainement plus difficile d’approche que ses prédecesseurs, il faudra plusieurs écoutes pour se faire une idée plus juste de ce « concept album ». Ce qui est certains c’est qu’avec « Résistance », Muse va donner du grain à moudre à ses détracteurs et peut-être même diviser son public. J’ai l’impression en l’écoutant qu’il est avant tout taillé pour la scène. 54mn et 11 titres (8 en réalité puisque « Exogénésis » est divisé en trois parties) plus tard, je peux dire que l’on est tour à tour irrité et séduit par ce disque (quelle sublime idée que d’utiliser Chopin pour clore « United States of Eurasia »). Irrité par l’aspect pompeux et grandiloquent de titres comme « Guiding Light » ou encore l’inaudible « Uprising » (certainement le plus mauvais choix de single de Muse), par l’aspect lassant de la voix du chanteur (qui se dope à l’hélium c’est sûr…). Prétentieux Muse ? ce n’est pas ce disque qui fera changer d’avis les détracteurs. Séduit aussi reconnaissons le, par cette volonté de poursuivre ce choix esthétique discutable, quitte à sombrer corps et âmes dans le kitsch. Muse n’aurait-il pas un train de retard en voulant à tout prix faire renaître de ses cendre l’opéra rock, ou des sources d’inspiration aussi discutable que Queen ou Depeche Mode, n’est ce pas stérile au fond ? Ici point de singles imparables comme sur le précédent Lp, et au final, on peut se demander si ce projet n’était tout simplement pas trop ambitieux pour Bellamy et sa bande, ne s’auto caricaturent t’ils pas ? Un disque charnière dans la carrière de Muse, certains suivront le groupe, d’autres déserteront leurs rangs. Terminons malgré tout cette note sur quelque chose de positif, je trouve ce morceau « Exogenesis », près de 13mn divisé en trois parties, sacrément gonflé et ambitieux. Vous l’aurez compris je suis partagé sur ce disque. Je vous laisse le soin de vous forger votre propre idée en l’écoutant à votre tour.
Ma Note:**** /5.

Infos du Dude 🙂

-La sublime Norah Jones nous gratifiera d’un quatrième album « The Fall » qui sortira le 17 Novembre, toujours chez Blue Notes Records, produit par Jacquire King (Tom Waits, Kings of Leon) et composé par Ryan Adams, Will Sheff (Shearwater) et Jesse Harris.Il se composera de 13 titres. Elle s’est entourée également de nouveaux musiciens : les batteurs Joey Waronker (Beck, R.E.M.) et James Gadson (Bill Withers), le clavier James Poyser (Erykah Badu, Al Green), les guitaristes Marc Ribot (Tom Waits, Elvis Costello) et Smokey Hormel (Johnny Cash, Joe Strummer). On peut aussi souligner qu’elle a changé de look, moi je l’aime de toute façon 🙂

à noter cette semaine en couverture des Inrockuptibles (n°719 du 8 au 14 sept.2009), le groupe Oasis, et oui je n’ai pas pu résister 🙂 avec notamment un florilège des plus belles déclarations des frères Gallagher, à prendre bien évidemment au second degré.


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