Musique et Films : M83 – Festival Astropolis08 – « Les filles du botaniste » « Sunshine »

Affiche Astropolis 2008

J’ai eu l’envie ce soir de vous parler d’un groupe électro français les M83, et oui il n’y a pas que les Air, Daft et autres Justice, Midnight juggernauts et Sébastien Tellier (pour ce dernier j’ai d’ailleurs débuté une thérapie comportementale et cognitive à base d’infusions et de patchs..lol). Leur nom n’est pas très joli mais leur musique elle est vraiment cool, très aérienne et mélodique, avec un côté « My bloody Valentine » (pour ceux qui suivent les BO de Sofia Coppola). M83 nous permet de laisser allez notre esprit, un voyage onirique et mystérieux. Du duo d’origine il ne reste plus aujourd’hui que Anthony Gonzalez. Maintenant c’est le côté breton du Dude qui prend le dessus, nous avons et vous le savez toutes et tous Le meilleur festival électro de France..et peut-être même du monde !! si si allons-y tant qu’on y est maintenant, un peu plus ou un peu moins de mégalomanie (autre thérapie mais bon ça on en reparlera…) à savoir l’Astropolis à Brest avec pour cette édition 2008 une affiche énorme, le Vendredi 15 août (jour de l’Assomption) de 20h30 à 4h00 du matin se succéderont sur la scène du Bunker palace 2 à la Carène : Les Midnight juggernauts, M83, Carl Craig, Hearts Revolution et devinez qui.. notre « crazy french électro champion » Sébastien Tellier himself… une chose est sûre il ne risque pas de mourir de soif à Brest… Le my space de M83 : http://www.myspace.com/m83

J’ai souhaité vous parlez d’un film que j’ai revu hier soir avec un grand plaisir, « Les filles du botaniste » de Dai Sijie, réalisateur chinois auteur du déjà très remarqué « Balzac et la petite tailleuse chinoise ». Ce film nous raconte l’histoire d’amour entre deux jeunes femmes Min et An dans la Chine des années 1980. Min est orpheline et pour poursuivre ses études elle se rend chez un professeur botaniste dont la fille est An. L’amitié des deux jeunes femmes se transforment peu à peu en véritable passion amoureuse. Mais le frère de An, un militaire revient chez son père, il est en permission et il souhaite épouser Min. Les deux jeunes femmes imaginent alors un moyen de rester ensemble. Je ne poursuis pas plus en avant pour vous laissez le soin de découvrir cette histoire bouleversante. Dai Sijie a eu ici le courage d’anorder un sujet tabou en Chine : l’homosexualité féminine. Mais il en parle avec une délicatesse qui est une constante dans ce cinéma d’auteur asiatique décidément majeur à plus d’un titre. L’histoire ne tombe jamais dans les travers du voyeurisme, hélas un peu trop présent dans le cinéma occidental. Dai Sijie préfère nous suggérer, il le dit lui même, ce n’est pas un film sur l’homosexualité mais un film sur l’Amour, un amour qui lie deux êtres du même sexes. Dans cette société chinoise encore imprégné des croyances du passé, le sujet ne passe pas, l’issue pour les deux femmes est alors inéluctablement tragique. L’émotion est aussi présente grâce à une musique très belle, un soin des décors. Un cinéma ou les regards en disent plus long que le fait de montrer à tord et

travers des corps nus. Le public occidental est tellement habitué à voir de la nudité partout qu’il est presque devenu insensible au langage véritable des corps… le cinéma asiatique lui sait suggérer, un sein que l’on apperçoit, une épaule dénudé, des lèvres qui se frôlent… la sensualité est ici présente mais elle ne se transforme pas en voyeurisme, la nudité lorsqu’elle est là sert l’histoire. Je ne veux joué ici au père la pudeur, non loin de moi cette idée, mais il est vrai que je préfère souvent des films racontant des histoires d’amour où les scènes de passion sont suggérés… je trouve beaucoup plus érotique l’attraction des corps dans « In the mood for love » ou encore « Sur la route de Madison » que de voir des sexes partout comme chez Breillat. Ce film est rare dans le sens ou il allie la forme, très importante lorsque l’on raconte une histoire au cinéma, mais aussi le fond. L’esthétique soigné, les longs plans sublimes des paysages de Chine (en réalité le Viêtnam puisque le film s’est tourné là-bas), les actrices formidables dont la sublimissime Mylène Jampanoï (qui fait partie de mon Panthéon des déesses du Dude..:)) font de ce film un très bon moment de cinéma.

Un film qui nous rappellent combien le combat pour la tolérance et le respect de la personne humaine est encore loin d’être gagné. Les choses évoluent peu à peu en Chine et dans le monde, mais même ici en France l’homophobie sévit encore. « La première des libertés est celle d’aimer » tel était le message présent sur l’affiche du film, l’Amour est une chose merveilleuse, peut importe les attirances pour l’un ou l’autre sexe. Un film que je vous recommande

.

Sunshine [Blu-ray]

Je viens de voir ce soir en DVD un film de science fiction sortie dans un anonymat presque complet (à peine 330000 entrées) « Sunshine », réalisé par Danny Boyle à qui l’on doit notamment « Trainspotting ». Nous sommes en 2057 et le soleil se meurt, menaçant l’existence même de l’espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes est le dernier espoir de l’humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l’activité solaire. Si l’histoire peut paraître quelque peut simpliste, ne vous y fier pas parce que tant sur la forme que sur le fond, nous avons là affaire à un très grand film de science fiction. Le traitement de l’image est de toute beauté, les effets spéciaux sont tout simplement incroyables, la musique et les acteurs formidables. Sunshine c’est aussi un film de science fiction intelligent, dans la lignée des 2001 odysée de l’espace et autres Solaris. Plus qu’un film d’action, nous avons ici affaire à une véritable réflexion sur l’homme, le sens du sacrifice, son devenir en tant qu’espèce, la vie, la mort, Dieu même…. Un film à l’ambiance éthérée qui nous invitent à voyager à travers nos angoisses et nos interrogations, que se passera t’il lorsque la fin du monde sera proche, peut-on inverser cela ? L’esthétique du film est pour beaucoup dans la réussite de ce projet, l’histoire nous tient en haleine jusqu’au dénouement final. Une réflexion qui peut s’ouvrir sur différentes perspectives selon que l’on soit croyant ou non. En effet impossible pour un chrétien de ne pas songer au fait que la Vie ne peut-être

le simple produit des lois et des causalités de la matière. On pense également au jugement dernier…à Saint Paul pour qui le sauvetage des hommes peut avoir des formes diverses, certaines choses édifiées peuvent brûler totalement, pour se sauver, il faut alors traverser soi-même le feu pour devenir définitivement capable de Dieu et pour

pouvoir prendre « place à la table du banquet nuptial éternel. » Pas de leçons donnés dans ce film de science fiction qui comme 2001 ou Solaris participe à cette nécessaire réflexion sur le devenir de l’homme. Ainsi ce soleil, élément omniprésent tout au long du film, à la foi source de Vie et en même temps de mort… Pour en revenir à mon idée sur la Foi, certains théologiens récents pensent que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec Lui est l’acte décisif du Jugement. Devant son regard s’évanouit toute fausseté, on pense à la lumière du soleil que l’on ne peut soutenir tant elle est pénétrante… La rencontre avec Lui nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire vraiment devenir nous-mêmes. Benoît XVI ajoute que Le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme nous permettant d’être totalement nous-mêmes et totalement de Dieu. Une compénétration de la justice et de la grâce dans cette transformation « par le feu ». La souffrance de l’amour devient notre salut et notre joie. Un film de science fiction qui constitue un excellent divertissement. Ma note:**** /5. 


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2 réflexions sur “Musique et Films : M83 – Festival Astropolis08 – « Les filles du botaniste » « Sunshine »

  1. désolé mais c franchement pas le film de Dai Sije que j'aime le plus. Après Balzac et la petite tailleuse chinoise que j'avais tant apprécié, Les filles du botaniste se revèle bien décevant."deux belles actrices qui sourient beaucoup, un scénario qui se déroule
    très lentement, plutôt rempli de moments que d’une vraie histoire, et
    une musique où les violons semblent nous bétonner une chape de
    sentimentalisme qui semble ne pas avoir de fin. Il nous reste à
    profiter des superbes paysages (vietnamiens) mais ce n’est hélas pas
    suffisant pour retenir notre attention."

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